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Publié par Lolo Leblog

DE SI TENDRES LIENS

DE SI TENDRES LIENS

DE LOLEH BELLON
MISE EN SCÈNE LAURENCE RENN PENEL
AVEC CHRISTIANE COHENDY ET CLOTILDE MOLLET

SCÉNOGRAPHIE : THIERRY GRAND
MUSIQUE : FRÉDÉRIC GASTARD
COSTUMES : CIDALIA DA COSTA
LUMIÈRES : PHILIPPE MORANCÉ
ASSITANTE MISE EN SCÈNE : ELISE LEBARGY RÉGIE SON : AUDRAY GIBERT

Théâtre : Le Lucernaire
53, rue Notre-Dame-des-Champs 75006 Paris

du 24 août au 20 octobre 2018 à 21h

Réservations : 01 45 44 57 34

 

 ©Bob Mauranne

©Bob Mauranne

« De si tendres liens » 
raconte lhistoire de Charlotte et Jeanne, une mère et sa fille unique.
Charlotte, divorcée, partage sa vie entre son travail, sa fille et sa vie de femme. 
Pierre, son amant, va vivre avec elles quelques mois, avant larrivée de la guerre. 
Jeanne se remémore les soirées passées seule chez elle, les vacances chez son père remarié...
Elle se souvient dune grande solitude. Charlotte, elle, pense navoir vécu que pour sa fille et lui avoir sacrifié sa vie de jeune femme, alors que Jeanne lui reproche ses absences. 
Les exigences de lune ne trouvent comme écho que lincompréhension de lautre.
Voyage en un seul acte au cœur de la mémoire de Jeanne : cette vie à deux où chacune a ses propres souvenirs qui ne sont pas toujours ceux de lautre, tranches de vie qui se juxtaposent des années 30 aux années 70. 
Les mêmes situations se reproduisent à linverse au fil des années : 
La fille, qui en demande toujours plus à sa mère lorsquelle est enfant, et la mère dans la vieillesse, dont lunivers mental sest rétréci qui reproche à son tour à sa fille son absence.
 ©Bob Mauranne

©Bob Mauranne

Note d’intention Loleh Bellon, autrice

Les noms s’échangent, et le rire et les larmes, le temps passe et ne passe pas, les mots se répètent, les mêmes scènes se jouent mais inversées, les époques se confondent, les blessures ne cicatrisent pas, les griefs sont toujours disponibles et la tendresse et l’attente et l’exaspération, la mémoire est in nie mais ce n’est jamais tout à fait la même pour l’une et l’autre, chacune met ses pas dans les pas de l’autre, veut s’éloigner puis revient, elles portent le même manteau, c’est du pareil au même, et pourtant elles s’acharnent à ne pas se ressembler, l’enfant a peur du noir qui s’appelle la mort, la vieille dame a peur de la mort qui s’appelle le noir, il n’y a plus de frontières, les hommes apparaissent et s’en vont même quand ils restent, c’est qu’ils n’y comprennent pas grand-chose, à cette histoire qui n’a ni commencement ni n, ils croient en être sortis ou n’y être jamais entrés, aussi la tiennent-ils à distance, ils préfèrent faire leur vie ; elles, elles se font belles pour eux, charmantes, c’est vers eux que va l’amour, c’est là qu’il y a le plaisir.

Pourtant si la passion était ailleurs ?

Si elle était dans cette chose sans nom, sans âge, dans ce lien qui ne peut se défaire et doit sans cesse se renouer parce qu’il est tissé de pertes ?

Note d’intention Laurence Renn Penel, metteuse en scène
Le temps, omniprésent, martèle ses évidences, distille sa cruauté. Les époques se confondent, se succèdent dans le désordre, comme la montée des souvenirs d’une vie. L’enfant avide de la présence et de l’amour de sa mère est remplacée par la mère a aiblie par l’âge et la maladie, reproduisant la même demande angoissée auprès de sa fille.

Qu’est-ce que le souvenir ? Pourquoi se souvient-on de cela et pas d’autre chose ? Pourquoi la même réalité est-elle vécue de façon tellement di érente par chacune ? Pourquoi le ressenti de l’une est-il si divergent de celui de l’autre ?
Le caractère sublime de cette relation sera mise en jeu par une interprétation ténue, drôle et sensible, le changement d’âge suggéré, jamais réaliste.

L’espace ne change pas – peu d’objets. La lumière marquera le changement d’époque. Les tableaux s’enchaînent rapidement, nous voyageons dans les souvenirs de Jeanne, en aucun cas nous ne sommes dans le réalisme.

Ce sont ses souvenirs, subjectifs, qui refont surface : « Je ne dis pas que c’est vrai, je dis que je m’en souviens », dit-elle à sa mère.

Copyright © By Lolo. All Rights Reserved.

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Mon avis :

C'est une pièce interessante sur les relations mère-fille qui est superbement interprétée par deux excellentes comédiennes.

La mise en scène habille, le décor, les lumières et la musique donnent à cette pièce une impression de temps qui passe... comme un film qui défile, un voyage dans le temps qui s'insinue dans la mémoire de l'une ou l'autre des protagonistes. 

Les souvenirs s'entremêlent et se démêlent... la vérité de l'une se heurte à la perception de l'autre.

Les interprétations  de Christiane Cohendy et Clotilde Mollet sont absolument captivantes de justesse.

Une pièce comtemporaine à découvrir au Lucernaire jusqu'au 20 Octobre 2018

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Commenter cet article

Lisa 03/09/2018 16:28

Merci pour cette info théâtre, bonne journée et bonne rentrée à Stella.
Bonne journée Lisa

Lolo Leblog 03/09/2018 16:38

Merci beaucoup !!!
Bises Lolo